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Le point sur la stérilité tubaire distale en 2019

Les obstructions tubaires distales sont aujourd’hui encore une cause fréquente d’infertilité. La prévalence estimée de l’infertilité tubaire est de l’ordre de 25 % dans les pays dits développés. Les principales causes d’altérations tubaires sont infectieuses (MST) et iatrogènes (postchirurgicales).
L’agent le plus souvent en cause dans de nombreux pays est Chlamydia trachomatis (CT). Son dépistage chez les femmes jeunes est une mesure préventive efficace. Le diagnostic des altérations tubaires repose essentiellement sur l’identification de certains antécédents, la sérologie de CT, l’hystérosalpingographie et l’échosonographie. L’endoscopie pelvienne est cependant la méthode de référence. Le traitement microchirurgical a été initié dans les années soixante-dix et est rapidement devenu le traitement de référence ; l’ensemble des principes de base de la chirurgie tubaire pour infertilité furent alors établis. Enfin, l’approche cœlioscopique a ouvert une alternative crédible, offrant des résultats comparable, mais une « agressivité » bien moindre. Diverses séries de traitement cœlioscopique des occlusions tubaires distales ont été publiées. Néanmoins, le nombre de cas est parfois limité, la sélection des cas opérés et la classification des lésions sont variables tout comme la méthode d’évaluation. C’est pourquoi nous avons décidé de publier une série continue de 434 cas pour réévaluer les principaux facteurs influençant les résultats et permettant de mieux identifier les cas où la chirurgie peut représenter une alternative possible à la FIV.

Aug 07 2014

Polype endométrial et hypofertilité : quels niveaux de preuve ?

Le polype endométrial est une lésion hyperplastique localisée de l’endomètre, considérée comme l’une des plus fréquentes pathologies gynécologiques. Cependant, sa physiopathogénie est encore incomplètement élucidée, même si diverses anomalies biomoléculaires associées ont été récemment rapportées. Il peut entraîner des saignements anormaux, des douleurs et une infertilité. Son diagnostic a bénéficié des progrès de l’imagerie, mais l’hystéroscopie reste l’examen de référence. Son incidence varie selon l’âge, les symptômes et les critères diagnostiques retenus. L’association des polypes à l’infertilité ne manque pas de susciter de nombreuses questions. Une étude réalisée chez un primate confirme l’impact du polype sur la fertilité. Les données épidémiologiques montrent que les EP sont fréquents chez la femme infertile, avec une incidence variable selon le contexte clinique. Elle est encore plus élevée chez les patientes présentant une endométriose. Divers mécanismes tendant à expliquer l’altération de la fertilité ont été proposés, le plus pertinent semble être l’altération de la réceptivité endométriale. Les données thérapeutiques, longtemps limitées à des études observationnelles, sont aujourd’hui un peu plus consistantes, suggérant l’amélioration des performances reproductives après polypectomie. Finalement, compte tenu de l’innocuité de cette intervention, il paraît légitime de proposer son utilisation en cas de polype identifié chez une femme infertile, en particulier dans le contexte d’une assistance médicale à la procréation ; néanmoins, le niveau de preuve est encore limité, justifiant la réalisation d’études contrôlées rigoureuses.

Jul 11 2014